Séance plénière du CESE : « Anticiper et prévenir les risques liés au changement climatique, pour les infrastructures » et Minute d’expression libre au titre de l’Unaf : « Un nouveau droit attendu par les jeunes parents : vive le congé supplémentaire de naissance »
L'Assemblée plénière du Conseil Economique, Social et Environnemental s'est tenue le 13 janvier 2026. A l'ordre du jour de la session, étaient inscrites les questions suivantes : "Anticiper et prévenir les risques liés au changement climatique, pour les infrastructures" - Minute d’expression libre au titre de l’Unaf : "Un nouveau droit attendu par les jeunes parents : vive le congé supplémentaire de naissance".
« Anticiper et prévenir les risques liés au changement climatique, pour les infrastructures »
Déclaration écrite du groupe Familles (annexée au Journal Officiel)
Les catastrophes climatiques peuvent entraîner défaillances et dommages généralisés sur les infrastructures essentielles au bon fonctionnement de notre société avec un impact particulièrement élevé pouvant aller jusqu’à des pertes humaines. Les autorités régionales et locales sont en première ligne pour renforcer la nécessaire adaptation des infrastructures au changement climatique. Le présent avis, dans une démarche systémique du sujet, trace la voie pour anticiper, prévenir et satisfaire ainsi l’Agenda 2030, dans lequel la France est engagée, et l’Objectif de développement durable n°9, qui appelle, je cite, à « Mettre en place une infrastructure de qualité, fiable, durable et résiliente, …, pour favoriser le développement économique et le bien-être de l’être humain, en mettant l’accent sur un accès universel, à un coût abordable et dans des conditions d’équité ».
Notre groupe retient plus particulièrement la préconisation visant à chiffrer les coûts d’investissement et d’adaptation y compris les montants de la dette grise. C’est seulement sur cette base, la plus précise possible, que les décideurs pourront arbitrer et planifier les opérations à conduire.
La préconisation 18 a été l’objet d’un compromis difficile concernant la circulation des poids lourds sur le réseau routier secondaire pour éviter les péages sur autoroute. Le principe retenu doit guider les décisions à prendre en urgence : il en va aussi de la sécurité des habitants des villes et villages traversés lorsqu’il n’existe pas de déviation. Ce principe « utilisateur-payeur » entrainerait un transfert de charge : le coût d’usage du réseau, aujourd’hui assumé par le contribuable, serait à la charge des usagers. Cela devrait assez naturellement modifier les choix d’itinéraires des professionnels du transport routier.
L’avis a été adopté avec 131 POUR (dont celles du groupe Familles), 0 CONTRE et 4 Abstentions.
Minute d’expression libre au titre de l’Unaf
Un nouveau droit attendu par les jeunes parents : vive le congé supplémentaire de naissance
Marie-Josée Balducchi, au titre de l’Unaf, a fait l’intervention suivante :
« Monsieur le Président, chers collègues,
Avant la publication du bilan démographique de l’INSEE, l’Unaf a dressé devant la presse un état des lieux préoccupant de la natalité française et présenté son plan pour une société plus accueillante pour les enfants et leurs parents.
Les freins matériels expliquent largement le décalage entre désir d’enfant et réalité. En 10 ans, la proportion de parents déclarant avoir eu leur premier enfant plus tard que souhaité, a plus que doublé passant de 9 % à 21 %.
Il faut réinvestir dans la politique familiale dès aujourd’hui afin de redonner confiance aux familles et leur permettre de concrétiser leur projet parental. La création d’un nouveau congé de naissance correctement indemnisé, constitue une première réponse aux attentes des parents. Ce nouveau droit a été créé par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. Il faut désormais en faire la promotion et permettre qu’il reçoive un écho favorable au sein du monde du travail.
Cette avancée sociale importante pour les familles, fruit de l’action inlassable de notre réseau Unaf-Udaf-Uraf depuis plus de 10 ans, ne doit toutefois pas faire oublier la perte que les familles vont subir de 900 € par an et par enfant avec la quasi-suppression de la majoration pour âge des allocations familiales.
Je vous remercie. »