Séparations, soutien de la parentalité, violences conjugales : l’Unaf, actrice des politiques publiques au sein de l’instance nationale
L’Unaf a participé, le 1er octobre 2025, à la réunion de l’instance nationale « ruptures familiales », organisée à la DGCS et animée par Sabine Carré, adjointe à la sous-directrice enfance-famille de la DGCS. Cette instance réunit les administrations centrales des ministères de la justice et des solidarités (Bureau de l’accès au droit et de la médiation, Administration pénitentiaire, Bureau des familles et de la parentalité, CNAF et CCMSA) ainsi que l’Unaf (représentée par Nathalie Serruques, chargée de mission du pôle Droit de la famille, Parentalité, Protection de l’enfance) et les acteurs associatifs de la médiation familiale, des espaces de rencontre et des relais enfants-parents.
Les échanges ont d’abord porté sur la présentation des statistiques 2024 relatives aux services de médiation familiale et aux espaces de rencontre. Pour la médiation familiale, les données mettent en évidence une activité en progression, avec près de 24 000 médiations terminées et un taux d’accord de 62 %, mais aussi une répartition très inégale des effectifs sur le territoire.
Les participants ont souligné la nécessité d’interroger les causes de la baisse du nombre d’engagements en médiation familiale, en lien avec la fin de l’expérimentation de la tentative de médiation préalable obligatoire (TMFPO), la place des avocats ou encore l’augmentation des situations marquées par des violences intrafamiliales.
Pour les espaces de rencontre, les chiffres confirment une montée en charge des financements, de l’activité et une forte prépondérance des mesures judiciaires, dont les deux-tiers concernent désormais des situations de violences conjugales. Les débats ont insisté sur l’importance d’affiner encore l’analyse des données afin de mieux comprendre la diversité des situations rencontrées et leurs conséquences pour les enfants et les parents mais aussi les professionnels qui les accompagnent.
La réunion a également permis de faire le point sur la révision de la convention-cadre nationale sur les ruptures familiales. Prorogée jusqu’à fin 2025, cette convention est en cours de révision et une nouvelle signature est attendue début 2026, avec une ouverture à de nouveaux partenaires, notamment dans le champ de la lutte contre les violences intrafamiliales.
Un point d’étape a enfin été consacré au pack « Nouveau Départ », dispositif d’accompagnement des victimes de violences conjugales expérimenté dans plusieurs départements. Les discussions ont porté sur l’articulation avec d’autres outils existants, tels que l’aide universelle d’urgence mais aussi avec le dispositif des espaces de rencontre, ainsi que sur la nécessité de mieux prendre en compte la situation des enfants et des auteurs.
Les travaux se sont conclus sur un rappel du nouveau cadre juridique issu du décret du 18 juillet 2025, qui renforce la place des modes amiables et ouvre une période favorable au développement de la médiation familiale.
Par sa participation active à cette instance, l’Unaf continue de porter inlassablement la voix des familles et de rappeler le rôle essentiel de la médiation familiale et des espaces de rencontre dans l’accompagnement des parents et des enfants confrontés aux séparations parentales.
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